Après avoir annoncé, pour le budget 2012, des coupes sombres dans le financement du logement social, le gouvernement s’en prend maintenant à la principale organisation de défense des locataires, la CNL. Celle-ci, très implantée dans le parc HLM, joue pourtant un rôle essentiel d'aide aux familles. Son action a notamment permis l'indexation des aides personnalisées au logement (APL) ou encore la baisse du montant du dépôt de garantie à un mois. Elle contribue également au maintien du lien social dans les quartiers. Sans agrément, la CNL ne pourra pas défendre en justice les locataires dont les droits sont bafoués ni se porter partie civile dans les procès. Cette décision inacceptable se situe dans la droite ligne des propos de Laurent Wauquiez voulant « réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent » ou stigmatisant les privés d’emplois en s’en prenant à « l’assistanat ». Ces paroles démagogiques ne feront pas oublier aux Français le désastreux bilan de l’UMP en matière de logement : 3,6 millions de mal-logés en France selon la Fondation Abbé Pierre. Dans ce contexte, il est indispensable que le gouvernement revienne sur sa décision et donne à la CNL les moyens d’exercer sa mission d’aide aux familles.

Pour le groupe CRC, Martine Croquette Adjointe au Maire en charge du Logement